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Au 31/12/2010 |
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Répartition des
mesures de protection
- Curatelles renforcées (ou
aménagées)
:
- Curatelles simples :
- Tutelles :
- Sauvegarde avec mandat:
- MAJ
/ TPSA
Sexe
Hommes
Femmes
Age
Moins de 60 ans
Plus de 60 ans
Ressources:
- Retraites
- AAH (allocation adulte handicapée):
- RSA:
- Pension d'invalidité :
- Salaires (dont ESAT): |
62,5%
5,1%
29,7%
1,8%
0,9%
48%
52%
56,77%
43,21%
41%
34,3%
2,7%
8,1%
11,2% |
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Situation familiale:
- Célibataires: 58%
- Veuf(ve)s: 16.5%
- Divorcés-séparés: 18%
- Mariés: 6.2%
- Union libre: 1.3%
Lieux de vie:
- Locataire:
- Propriétaire:
- Maison de retraite:
- Etablissement personnes handicapées:
- Autres (famille, hôtel, SDF):
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53,4%
16,5%
20,3%
8,4%
1,4%
Montpellier/Sète
54%
8,2%
22,1%
7,6%
8,1%
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Béziers
39,2%
9,7%
31%
12,5%
7,6%
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Plus de 90 % des majeurs protégés vivent donc
seuls:
veuvage, séparation, désengagement des familles,
etc.
Ils sont souvent isolés, marginaux et appartenants
à un milieu socioéconomique
défavorisé.
Une population
jeune: 57%
La majorité des personnes
protégées souffre
de troubles mentaux (les 2/3 sont des hommes).
Ils vivent le plus souvent à domicile
avec un suivi psychiatrique en ambulatoire mais pas toujours
car, selon le cas, ils refusent ou sont incapables de
reconnaître
leur maladie et, par conséquent de suivre un traitement
médical.
Une population
âgée: 43%
1
personne âgée sur 2 vit à son domicile.
La
volonté de Géranto Sud est de permettre
aux personnes âgées de rester chez elle
le plus
longtemps possible, et d'y être bien.
Aussi, selon
leur
degré de dépendance, nous veillons à
ce que la
personne bénéficie de toutes les aides
nécessaires: auxiliaire de vie,
téléassistance,
portage repas, soins infirmiers,...
Le cas
échéant,
lorsque le maintien à domicile devient impossible, nous
recherchons une institution adaptée aux ressources de la
personne.
A
CEUX QU’ON FOULE AUX PIEDS
Oh ! je suis avec vous ! j’ai cette sombre joie.
Ceux qu’on accable, ceux qu’on
frappe et qu’on foudroie
M’attirent ; je me sens leur frère
; je défends
Terrassés ceux que j’ai combattus
triomphants ;
Je veux, car ce qui fait la nuit sur tous
m’éclaire,
Oublier leur injure, oublier leur colère,
Et de quels noms de haine ils m’appelaient
entre eux.
Je n’ai plus d’ennemis quand ils
sont malheureux.
Mais surtout c’est le peuple, attendant son
salaire,
Le peuple, qui parfois devient impopulaire,
C’est lui, famille triste, hommes, femmes,
enfants
Droit, avenir, travaux, douleurs, que je
défends ;
Je défends
l’égaré, le faible, et cette foule
Qui, n’ayant jamais eu de point
d’appui, s’écroule
Et tombe folle au fond des noirs
événements ;
Etant les ignorants, ils sont les incléments
;
Hélas !
combien de temps faudra-t-il vous redire
A vous tous, que
c’était à vous de les conduire,
Qu’il
fallait leur donner leur part de la cité ;
Que votre aveuglement
produit leur cécité ;
D’une
tutelle avare on recueille les suites,
Et le mal
qu’ils vous font, c’est vous qui le leur
fîtes.
Vous ne les avez pas guidés, pris par la
main,
Et renseignés sur l’ombre et sur le
vrai chemin ;
Vous les avez laissés en proie au labyrinthe.
Ils sont votre épouvante et vous
êtes leur crainte ;
C’est qu’ils n’ont pas
senti votre fraternité.
Ils errent ; l’instinct bon se nourrit de
clarté ;
Ils n’ont rien dont leur âme obscure
se repaisse ;
Ils cherchent des lueurs dans la nuit, plus
épaisse
Et plus morne là-haut que les branches des
bois ;
Pas un phare. A tâtons, en
détresse, aux abois,
Comment peut-il penser
celui qui ne peut vivre ?
En tournant dans un
cercle horrible, on devient ivre ;
La misère,
âpre roue, étourdit Ixion.
Et c’est
pourquoi j’ai pris la résolution
De
demander pour tous le pain et la lumière.….
Début du poème « A ceux qu’on
foule aux pieds
», écrit en 1872, tiré des
œuvres
complètes de
Victor
Hugo, Poésie. XII, L’année
terrible, Paris : J. Hetzel, A. Quantin, 1883.